


Un philosophe grec écrit à deux jeunes mariés qu'il a eus pour élèves. Quarante-huit conseils, et une thèse : l'amour qui n'est allumé que par la jeunesse et la beauté est un feu de paille. Ce qui fait durer un couple, ce sont les mœurs.
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Ce que vous allez découvrir
- Pourquoi la beauté et la dot ne font pas durer un mariage, et ce qui le fait durer
- Que faire quand l'autre crie, et que faire quand l'autre se tait
- Pourquoi il ne faut jamais régler une querelle au lit, ni faire deux lits
- Ce qu'il faut répondre aux amies qui vous montent contre votre conjoint
- La règle que Plutarque impose au mari : ne jamais prendre ce qu'il interdit
« L'amour des jeunes mariés, qui n'est allumé que par la chaleur de la jeunesse et par la beauté des corps, n'est ni ferme ni durable. »
À propos de ce livre
Plutarque écrit ce texte vers l'an 100, en païen, pour le mariage de deux de ses élèves — Pollianus et Eurydice. Il n'a pas la forme d'un traité : c'est une lettre, et il l'envoie en guise de cadeau de noces. Quarante-huit courts préceptes, chacun bâti sur une image.
Sa thèse tient en une ligne du troisième précepte : l'amour des jeunes mariés, qui n'est allumé que par la chaleur de la jeunesse et par la beauté des corps, n'est ni ferme ni durable s'il n'est pas fondé sur la conformité des mœurs. Tout le reste en découle. Les premières querelles désunissent comme des planches fraîchement collées — mais des joints pris avec le temps ne se séparent plus ni par le feu ni par le fer.
Ce qu'il y a de plus utile dans ce livre est pratique. Quand le mari crie, la femme se tait ; quand il ne dit rien, elle parle et l'apaise. On ne fait pas deux lits les soirs de dispute : « Comment le lit pourrait-il guérir ce mal, puisque c'est sur le lit qu'il m'est venu ? » Et quand des amies viennent souffler sur le feu — *comment, il vous fait tort, à vous qui l'aimez tant ?* — la réponse est : « Que me fera-t-il donc, si je commence à le haïr ? »
Plutarque est aussi dur avec le mari qu'avec la femme, et sur un point il est implacable : « Celui qui prend les plaisirs qu'il défend à sa femme fait exactement comme s'il lui ordonnait de combattre des ennemis auxquels lui-même s'est déjà rendu. » Il ajoute que les fautes des hommes se divulguent plus que celles des femmes, et que celui qui veut gouverner la cité doit d'abord avoir sa maison en ordre.
Le livre est ancien et il le montre. Quelques passages décrivent la condition de la femme antique — qu'elle n'ait pas d'amis à elle, qu'elle n'adore que les dieux de son mari, qu'elle demeure à la maison en silence. Rien n'en a été retranché : ce sont les mœurs d'un monde qui n'est pas le nôtre, et le lecteur les reconnaîtra pour telles. Mais on trouve aussi, dans le même texte, un homme de l'an 100 qui demande au mari d'instruire sa femme, de lui apporter les meilleurs livres, de lui enseigner la géométrie et Platon — pour qu'elle ne soit jamais la dupe de ceux qui promettent d'arracher la lune du ciel.
- Auteur
- Plutarque
- Éditeur
- Éditions Maison de Sagesse
- Langue
- Français
- Parution
- novembre 2026
Fiche technique
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