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Entrepreneuriat

L'Art de gagner de l'argent

Règles d'or pour faire fortune

Par P. T. Barnum

« Si facile qu'il soit de gagner de l'argent, il n'est rien au monde de plus difficile que de le garder. » Vingt chapitres du plus grand montreur de son siècle, qui a fait fortune, l'a perdue, et l'a refaite.

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Ce que vous allez découvrir

  • La vraie économie, et pourquoi elle n'a rien à voir avec la mesquinerie
  • Le carnet à deux colonnes : nécessaire d'un côté, luxe de l'autre
  • Sept insertions avant qu'un lecteur achète — la loi de l'annonce, écrite en 1880
  • Pourquoi n'avaliser jamais un billet sans garantie, fût-ce pour son frère
  • Vingt chapitres courts, chacun une règle, à lire dans l'ordre ou au hasard
« L'argent ressemble au feu : c'est un excellent serviteur, mais un maître terrible. »

À propos de ce livre

Phineas Taylor Barnum a inventé le spectacle moderne, monté le plus grand cirque du monde, fait faillite une fois et reconstruit tout. Cette conférence est ce qu'il a retenu — vingt chapitres courts, chacun une règle, dite devant une salle.

Le premier est le meilleur, et c'est celui qu'on cite le moins. L'économie n'est pas la mesquinerie. Barnum décrit la fermière qui épargne six dollars de chandelles par an et en dépense trente en rubans ; le commerçant qui garde ses vieilles enveloppes et perd son temps ; l'homme qui achète un hareng d'un sou et loue un carrosse à quatre chevaux pour le rapporter. Puis il donne la recette du carnet à deux colonnes : « nécessaire » d'un côté, « luxe » de l'autre, chaque dépense inscrite. Cent quarante ans plus tard, c'est encore le premier conseil qu'on donne à quelqu'un qui n'arrive pas à épargner.

Viennent ensuite le choix du métier, le choix du lieu, la dette — « l'argent est un excellent serviteur mais un maître terrible » —, la persévérance, le soin de ses propres affaires, le choix de ses employés, la méthode, et la page sur l'aval d'un billet, qui se lit comme un roman et finit par : « mon ami m'a ruiné — mais tu devrais ajouter : et moi, je l'ai ruiné aussi ».

Trois chapitres tiennent encore debout mot pour mot. Fais connaître ton affaire : Barnum cite un écrivain français selon qui un lecteur ne remarque une annonce qu'à la troisième insertion, n'en parle à sa femme qu'à la cinquième et n'achète qu'à la septième — ce que n'importe qui ayant lancé une publicité vérifie aujourd'hui. Sois poli avec tes clients : « les gens n'aiment pas payer et recevoir en plus des coups de pied ». Et garde ton intégrité : « la chose la plus difficile de la vie est de gagner de l'argent malhonnêtement ».

Barnum ne prend aucune précaution oratoire : il trouve la fortune bonne, et ceux qui en gagnent utiles à leur pays. Mais il est moins dur que son siècle sur les pauvres — « il est plus facile de faire des chrétiens avec des ventres pleins qu'avec des ventres vides » — et il consacre quatre pages à dire que l'argent hérité est une malédiction.

Fiche technique

Auteur
P. T. Barnum
Éditeur
Éditions Maison de Sagesse
Langue
Français
Parution
novembre 2026

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