


En 1609, un évêque écrit à une femme mariée qui vit dans le monde, et non au couvent : voici comment on peut aimer Dieu en tenant une maison, en élevant des enfants et en allant au bal. Le premier livre de spiritualité écrit pour les laïcs.
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Ce que vous allez découvrir
- Le premier livre de spiritualité écrit pour ceux qui vivent dans le monde, non au couvent
- La méthode de méditation qui a formé trois siècles de chrétiens
- Les vertus une à une : patience, humilité, douceur, amitié, et comment se tenir au bal
- Ce qu'il faut faire de la tristesse, et comment distinguer la tentation du consentement
- Écrit en français en 1609 — aucune traduction, les cinq parties
« On prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de vinaigre. »
À propos de ce livre
Jusqu'à François de Sales, les livres de vie spirituelle s'adressaient aux moines. Lui écrit à Philothée — « celle qui aime Dieu » —, une femme mariée, qui a une maison, des domestiques, des enfants, des obligations mondaines, et qui n'a aucune intention d'entrer au couvent. C'est la rupture : la dévotion n'est pas réservée à ceux qui se retirent.
« La dévotion doit être différemment exercée par le gentilhomme, par l'artisan, par le valet, par le prince, par la veuve, par la fille, par la mariée. » Et plus loin : une dévotion qui empêcherait un artisan de faire son métier ou une femme mariée de tenir sa maison serait « ridicule, désordonnée et insupportable ».
Le livre avance en cinq parties, comme une conduite. La première mène du premier désir à la résolution ferme. La deuxième enseigne l'oraison — c'est là que se trouve la méthode de méditation qui a formé trois siècles de chrétiens. La troisième, la plus longue, passe en revue les vertus une à une : la patience, l'humilité, la douceur, la pauvreté d'esprit, la chasteté, l'amitié, et comment se tenir dans les conversations, les jeux, les bals et les procès. La quatrième traite des tentations et de la tristesse. La cinquième donne les exercices de renouvellement.
Ce qui a fait durer ce livre quatre siècles, c'est son ton. François de Sales ne menace pas, ne gronde pas, ne presse pas. Il compare, il raconte, il prend des images de la nature et des métiers — l'abeille, le miroir, l'horloge, le jardinier. « On prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de vinaigre » est de lui.
Un mot sur le texte : la transcription par chapitres disponible en ligne est incomplète — il y manque toute la troisième partie. Celle que tu lis ici est prise sur le fac-similé entier de l'édition de 1619 : les cinq parties, sans lacune.
- Auteur
- François de Sales
- Éditeur
- Éditions Maison de Sagesse
- Langue
- Français
- Parution
- novembre 2026


