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Couverture de Pensées
Foi chrétienne

Pensées

Par Blaise Pascal

Pascal est mort à trente-neuf ans en laissant des liasses de papiers découpés et cousus : les notes d'un livre qu'il n'a pas écrit. C'est le chantier le plus célèbre de la langue française — et il tient en une phrase : l'homme ne supporte pas de rester seul dans une chambre.

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Ce que vous allez découvrir

  • Le Mémorial du 23 novembre 1654, cousu dans son habit et trouvé à sa mort
  • Le divertissement : pourquoi nous ne supportons pas d'être seuls et sans rien faire
  • Le roseau pensant, et les deux infinis entre lesquels l'homme est suspendu
  • Le pari : le premier calcul d'espérance mathématique de l'histoire, appliqué à Dieu
  • Pourquoi « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » n'est pas une excuse
« Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »

À propos de ce livre

Blaise Pascal avait trouvé la pression atmosphérique, inventé la machine à calculer et fondé le calcul des probabilités avant d'avoir trente ans. Le 23 novembre 1654, entre dix heures et demie du soir et minuit et demi, il vit quelque chose qu'il nota sur un bout de parchemin et cousit ensuite dans la doublure de son pourpoint, où on l'a trouvé à sa mort. Ce papier ouvre ce livre, et il tient en un mot répété : Feu.

Il entreprit alors une *Apologie de la religion chrétienne*. Il est mort avant de l'écrire. Il ne reste que les matériaux : des centaines de fragments, certains de trois lignes, d'autres de dix pages, que les éditeurs classent depuis trois siècles sans jamais se mettre d'accord. Cette édition est celle de Léon Brunschvicg, qui a fait autorité pendant tout le vingtième siècle, en quatorze sections, texte intégral.

Le diagnostic de Pascal tient en une observation qu'il a faite sur les gens de la cour : « Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. » De là vient le divertissement — la chasse, le jeu, la guerre, les affaires — qui n'est pas un plaisir mais une fuite. On ne cherche pas le lièvre : on cherche à ne pas penser.

De là vient aussi la formule que tout le monde cite sans savoir d'où elle vient : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. » Et le roseau pensant : l'homme est la chose la plus faible de la nature, mais il sait qu'il meurt, et l'univers qui l'écrase n'en sait rien. Et le pari, le premier raisonnement de l'histoire fondé sur l'espérance mathématique, appliqué à Dieu.

Un mot sur la lecture. Les sections I à VIII sont le cœur : l'esprit de finesse, la misère de l'homme sans Dieu, le pari, les moyens de croire, les philosophes, la morale. Les sections IX à XIV sont le dossier de preuves que Pascal rassemblait — prophéties, figuratifs, miracles — et c'est une lecture de travail, dense, avec du latin. Tout est là, intégralement. Mais si vous ouvrez ce livre pour la première fois, commencez à la section II.

Fiche technique

Auteur
Blaise Pascal
Éditeur
Éditions Maison de Sagesse
Langue
Français
Parution
novembre 2026

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